Petit poucet




Personnages

Le bûcheron
La femme du bûcheron
Le Petit Poucet
Les quatre frères
L’ogre
La femme de l’ogre
Un oiseau




Acte 1

Scène 1

La scène commence dans la maison du bûcheron. Le bûcheron, sa femme et leurs cinq garçons terminent leur pauvre dîner. Les enfants vont se coucher et, les croyant profondément endormis, les parents se mettent à s’apitoyer sur leur sort. Le petit Poucet, tapi dans l’ombre écoute tout.

Le bûcheron : Hélas, comment nourrir nos cinq enfants ? Voici notre dernier morceau de pain et nous n’avons plus d’argent.
La femme : Nous allons tous mourir de faim.
Le bûcheron : Non, non cela ne se peut ! Je vais nous sortir de ce mauvais pas. Laissez moi réfléchir ma bonne amie (silence). Je ne vois qu’une solution : demain, lorsque je m’en irai avec nos fils au fond des bois à la recherche d’un arbre à abattre, je profiterai de leur temps de repos pour les perdre.
La femme : Que dites-vous là mon ami ? Abandonner mes petits, la chair de ma chair ?
Le bûcheron : Nous le devons sinon nous mourrons tous de faim.
La femme : Je ne peux m’y résoudre.
Le bûcheron : Tranquillisez-vous, je les abandonnerai non loin d’un village afin qu’une bonne âme les recueille.
La femme : O malheur de malheur !
Ils vont se coucher
Le Petit Poucet se lève et sort de la maison.
Le Petit Poucet : Ma parole, je ne vais pas me laisser abandonner ainsi ! Comment pourrais-je marquer le chemin pour retrouver mes pas vers notre logis ? J’ai trouvé ! Je laisserai tomber sur la route de ces petits cailloux blancs. Ainsi nous reviendrons aisément sur nos pas !

Il retourne se coucher.
Noir

Scène 2

Devant la maison, la mère dit au revoir à ses enfants. Elle les serre un par un sur son cœur, ils sont très étonnés de ces inhabituels marques d’affection.

Le bûcheron : Allons mes fils, il est temps que nous partions. Le soleil sera bientôt haut et chaud et nous avons une grande marche avant d’atteindre l’arbre que je veux abattre aujourd’hui.
Le Petit Poucet : Soyez sûre, mère, de nous revoir pour le souper !

Ils s’en vont en file indienne.

La femme : Hélas !
Noir

Scène 3

Nous retrouvons le père et ses enfants marchant dans la forêt, le soleil est haut dans le ciel, les fils montrent des signes de fatigue. Le Petit Poucet lache régulièrement un caillou blanc.

Le bûcheron : Mes fils, voilà quatre heures que nous marchons, arrêtons-nous donc un instant pour nous reposer.

A peine, les enfants endormis, le Bûcheron, doucement,  fuit.

Le Petit poucet : Mes frères, réveillez-vous !
Tous : Qu’y a-t-il ? Où est notre père ?
Le Petit Poucet : Il est parti, il nous a abandonnés.
Tous : Abandonnés ? Quel malheur ! Pauvre de nous !
Le Petit poucet : Ne craignez rien, j’ai semé sur le chemin des petits cailloux blancs qui nous ramèneront prestement à notre logis. En route !
Noir

Scène 4

Les cinq enfants s marchent en suivant les cailloux. Ils arrivent devant la pauvre maison fatigués, essoufflés. La mère pleure et se lamente devant sa porte.

La femme : Qu’ai-je fait ? Abandonner mes enfants, que pouvais-je faire de pire que cela ? Ils seront morts de faim ou dévorés par des loups.
Tous : Séchez vos larmes, mère nous voici tous ! Fatigués sûrement, affamés assurément, assoiffé c’est évident mais bien vivants !
La femme : Quelle joie ! Venez ici mes enfants que je vous sers tous sur mon cœur.
Ils se précipitent entre ses bras.
Le bûcheron : Ah ça mais comment êtes vous revenus ?
Tous : Grâce à Poucet, le plus malin d’entre nous ! Il a semé des cailloux blancs tout le long du chemin. Pour revenir, nous les avons suivis.
Le bûcheron : Ah ça, par ma barbe, c’est bougrement intelligent !
La femme : Venez donc manger et boire mes enfants.

Après le frugal repas, les enfants vont se coucher.
Nouveau conciliabule des parents.

Le bûcheron : Femme, voici ce qu’il reste comme pain et nous n’avons plus d’argent.
La femme : Nous trouverons bien des racines pour nous nourrir.
Le bûcheron : Vous savez bien que c’est impossible de nourrir cinq garçons comme les nôtres avec des racines. Nous abandonnerons nos enfants demain dans la forêt. Il le faut !
La femme : Encore !
Le bûcheron : C’est notre seule chance de survie. Mais cette fois, fermez bien les portes et les fenêtres à double tour afin que ce garnement de Poucet ne marque pas le chemin avec des pierres.
Ils ferment les portes, les fenêtres et vont se coucher.
Lr Petit poucet : Ah, ça, foi de Petit Poucet, je ne me laisserai pas abandonner une seconde fois !

Il essaie de sortir par la porte mais elle est bloquée. Il tente d’ouvrir la fenêtre mais rien n’y fait. Il regarde autour de lui, cherche partout dans la pièce et aperçoit le morceau de pain laissé sur la table. Il le coupe en deux, fourre la moitié dans sa poche et va se recoucher.
Noir




Scène 5

Le lendemain matin, le père partage le dernier morceau de pain, la femme embrasse ses fils Le bûcheron : Allons mes fils, il est temps que nous partions. Le soleil sera bientôt haut et chaud et nous avons une grande marche avant d’atteindre l’arbre que je veux abattre aujourd’hui.
Le Petit Poucet : Soyez sûre, mère, de nous revoir pour le souper !
Ils se remettent en route en file indienne.
La femme : Hélas !
Noir

Scène 6

Nous retrouvons le père et ses enfants marchant dans la forêt, le soleil est haut dans le ciel, les fils montrent des signes de fatigue. Le Petit Poucet lache régulièrement un morceau de pain. Malheureusement, aussitôt lâché, un oiseau s’abat dessus et l’avale sans que Poucet s’en aperçoive.

Le bûcheron : Mes fils, voilà quatre heures que nous marchons, arrêtons-nous donc un instant pour nous reposer.

A peine, les enfants endormis, le Bûcheron, doucement,  fuit.

Le Petit poucet : Mes frères, réveillez-vous !

Tous : Qu’y a-t-il ? Où est notre père ?

Le Petit Poucet : Il est parti, il nous a abandonnés.

Tous : Abandonnés ? Encore une fois ? Quel malheur ! Pauvre de nous !

Le Petit poucet : Ne craignez rien, j’ai semé sur le chemin des morceaux de pain qui nous ramèneront prestement à notre logis. En route ! Oh, mais, où sont-ils? Mon dieu, quelques oiseaux les auront avalés. Nous voici bel et bien perdus, perdus !

Tous : Perdus !

Noir



Acte 2

Scène 1

La scène commence dans les bois. Les cinq frères cherchent leur chemin. Ils se lamentent et pleurent tous, sauf le petit poucet qui ne veut pas se laisser décourager.
Le petit poucet aperçoit au loin une lumière.

Le Petit poucet : Mes frères, j’ai aperçu une lumière au loin. Ne perdez pas courage !

Frère 1 : Ne nous donne pas de faux espoirs !

Frère 2 : Nous allons nous faire manger par des loups !

Frère 3 : Nous allons mourir de faim.

Frère 4 : Nous allons mourir de soif.

Le Petit Poucet : Marchons vers cette lumière, nous verrons bien.

Ils se mettent en marche et arrivent devant la porte d’un château.

Scène 2

Le Petit Poucet : Et bien mes frères, ne vous l’avais-je pas dit ? Un château ! Frappons et demandons l’hospitalité.

Il frappe. Toc toc toc

Frère 1 : Personne ne répond. Rebroussons chemin, nous allons avoir des ennuis.

Frère 2 : Oui tu as raison, c’est effrayant comme endroit.

Frère 3 : Non, je suis affamé, rentrons.

Frère 4 : Et moi je suis assoiffé.

Le Petit Poucet : Chut, j’entends des pas.

La porte s’ouvre, une femme apparaît.

La femme de l’ogre : Qui êtes-vous, que voulez-vous mes petits ?

Frère1 : Nous sommes perdus

Frère 2 : Nous avons faim et soif.

Frère 3 : Nous ne savons pas où dormir.

Frère 4 :Pourriez-vous nous accueillir pour la nuit ?
La femme de l’ogre : Mes pauvres petits ! Vous voilà bien mal tombés ! Cette maison est celle d’un ogre qui dévore les petits enfants. Je suis son épouse. Je ne peux vous laisser entrer.

Le Petit Poucet : Je vous en prie madame, regardez mes frères, aucun d’eux ne pourra faire un pas de plus dans ces bois effrayants.

Tous : Nous allons être dévorés par les loups.

La femme de l’ogre : Entrez donc mon mari n’est pas encore revenu de la chasse. Mais dès qu’il sera là, pas un bruit et cachez vous sous le buffet.


Scène 3

Les petits entrent et se mettent à table. Après quelques instants, un grand bruit de porte de claque se fait entendre puis de lourds bruits de pas. Les enfants sursautent tous ensemble. La femme de l’ogre se lève rapidement.

La femme de l’ogre : Mes chers petits, cachez-vous sous le buffet, pas un bruit !

L’ogre entre.

L’ogre : Bonsoir femme. Mmmm… Ca sent la chair fraîche. Que m’avez-vous donc préparé pour le souper ?

La femme de l’ogre : Heu, rien de spécial, du veau bouilli, du sanglier rôti et de l’agneau saignant.

L’ogre : Et bien, cela sent rudement bon ! Mais… (il renifle) Je suis sûre que ça sent la chair fraîche. (Il se lève, va au buffet, se baisse et sort les enfants. Ils sont pétrifiés de terreur). Comment, femme, voilà ce que tu voulais me cacher ? Tu mériterais que je te dévore sur le champ !

La femme de l’ogre : Mais non mon cher mari, je ne voulais rien vous cacher. Heu, c’était, pour… (elle réfléchit). C’était une surprise pour votre repas de demain. Venez donc manger la viande qui est servie et boire le vin qui est tiré. Retirez donc vos bottes de sept lieues.

L’ogre : Tu as raison, j’en ai bien assez pour ce soir. Donne-leur donc à manger pour qu’ils ne maigrissent pas pendant la nuit. Et demain…Héhéhé, quel festin !

La femme de l’ogre : Venez les enfants.

Les enfants la suivent.

Scène 4

Ils entrent dans la chambre à coucher. Deux lits dans la chambre. Un lit vide et l’autre occupé par cinq filles dont les cheveux sont recouverts de couronnes. (On peut utiliser des mannequins pour limiter le nombre de personnages).

La femme de l’ogre : Mes pauvres enfants, voici ce que je craignais. Comment vous sauver ? L’ogre ferme toutes les portes à clé pendant la nuit.

La femme sort. Les enfants s’assoient sur le lit.

Le Petit Poucet : Nous n’allons pas nous laisser dévorer ainsi ! Nous avons échappé aux loups, ce n’est pas pour finir dans le ventre d’un ogre dégoûtant.

Frère 1 : Mais comment lui échapper ?

Frère 2 : Les portes sont fermées !

Frère 3 : Si nous nous enfuyons, il nous rattrapera toujours avec ses grandes jambes.

Frère 4 : Nous sommes perdus !

Le Petit Poucet : Je crois que nous sommes tous fatigués. Couchons-nous, je trouverai bien une solution.

Tous se couchent sauf Poucet

Le petit Poucet : Si l’ogre a un petit creux pendant la nuit, il va nous surprendre dans notre sommeil et nous dévorer tout crus ! Comment lui échapper ? Il réfléchit. Je sais ! Je vais mettre les couronnes des filles de l’ogre à mes frères et leur enfiler nos bonnets, ainsi dans le noir, lorsque l’ogre s’approchera de notre lit, il sentira les couronnes et croira s’être trompé de lit. Nous serons sauvés !

Il fait l’échange puis se recouche.
Quelques instants plus tard, l’ogre entre avec un grand couteau, va au lit des frères, sent les couronnes, se dirige vers le lit des filles, se met à les manger. Puis il s’endort au pied du lit, épuisé par son festin. A sa taille pend une grande clé. A ses pieds, les bottes de sept lieues.
Le Petit Poucet s’assied sur son lit.

Le petit Poucet : Mes frères réveillez-vous !
Tous : Que se passe-t-il ?

Le Petit Poucet : L’ogre s’est trompé, il a mangé ses filles, je vais aller voler sa clé pour pouvoir fuir.

Il s’approche tout doucement de l’ogre, prend la clé, les bottes et fait signe à ses frères de sortir. Avant de quitter la chambre, il prend sur une table un coffre rempli de pièces et de bijoux précieux.








Scène 5

Les frères courent sans s’arrêter.

Le Petit Poucet : courez mes frères, courez, l’ogre est à nos trousses !

Tous : Nous sommes fatigués de courir. Nous ne savons même pas où nous allons.

Le Petit Poucet : Vous avez raison. Je vais enfiler les bottes de sept lieues et retrouver le chemin jusqu’à notre maison.

Il disparaît un moment puis reparaît.

 Le Petit Poucet : J’ai fait le tour de la terre ! J’ai retrouvé notre maison qui n’est qu’à quelques lieues d’ici. Suivez-moi mes frères.

Tous : En route !

Scène 6

Les cinq frères arrivent devant la pauvre maison fatigués, essoufflés. La mère pleure et se lamente devant sa porte.

La femme : Qu’ai-je fait ? Abandonner mes enfants, que pouvais-je faire de pire que cela ? Ils seront morts de faim ou dévorés par des loups.

Tous : Séchez vos larmes, mère nous voici tous ! Fatigués sûrement, affamés assurément, assoiffé c’est évident mais bien vivants !

La femme : Quelle joie ! Venez ici mes enfants que je vous sers tous sur mon cœur.

Ils se précipitent entre ses bras.

Le bûcheron : Ah ça mais comment êtes vous revenus ?

Tous : Grâce à Poucet bien entendu !

Le Petit Poucet : Nous avons bravé la faim, la soif et même un ogre affamé mais nous voici pour de bon cette fois. Regardez ce que je vous apporte.

Il sort le trésor volé chez l’ogre.

Le bûcheron : De l’or, des pierres précieuses. Nous sommes sauvés.

Il saute et pleure de joie

La femme du bûcheron : Nos ennuis sont finis, je peux garder mes enfants, quelle joie !

Tous les frères embrassent le Petit Poucet, lui tapent dans le dos, éclatent de

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